Réflexes archaïques

Les réflexes archaïques 

Les réflexes archaïques sont des mouvements instinctifs que tous les êtres humains font dès la naissance. Ces réflexes sont importants pour le développement normal du système nerveux et ils sont considérés comme « des fondations » de la motricité. Ils sont généralement intégrés à l’âge de 1 an.

Ces réflexes sont à la base de tous les mouvements volontaires ultérieurs de l’enfant, tels que la coordination motrice fine, la posture, l’équilibre et l’orientation spéciale. Par conséquent, il est essentiel d’intégrer ces réflexes archaïques dans les apprentissages pour permettre aux enfants de développer des compétences motrices efficaces et des capacités d’adaptation optimales. Les intégrer dans les apprentissages peut aider les enfants à acquérir des compétences de base, telles que la concentration, la coordination des mouvements, la lecture et l’écriture, ainsi que la régulation émotionnelle et la compréhension sensorielle, cela peut également aider à remédier aux difficultés d’apprentissage, d’attention et d’hyperactivité rencontrées par certains enfants.

Pour que le développement du tout petit se déroule correctement, chaque réflexe doit émerger, avoir une phase d’activité puis s’intégrer, c’est-à-dire s’estomper afin de laisser la place aux autres réflexes archaïques puis aux réflexes posturaux perdurant toute la vie. Ce processus d’intégration des réflexes primitifs se termine à la fin de la première année de vie pour la majorité des réflexes, mais perdure jusqu’à environ 3 ans pour certains d’entre eux.

Cependant ce processus d’intégration peut s’interrompre pour des raisons variées ; il y aura alors mise en place de compensations par le corps afin que les mouvements puissent se réaliser. Mais il y aura alors un surcroit de travail pour certaines parties du corps qui engendrera de la fatigue, des tensions puis des douleurs, des difficultés d’apprentissage, etc….

Parmi les causes de non-intégration des réflexes, on peut citer :

  • Une grossesse difficile : stress, alitement, pathologie…
  • Durant l’accouchement : souffrance fœtale, cordon autour du cou, forceps, césarienne, accouchement trop long ou expulsion trop rapide….
  • Après la naissance : manque de bercement, de contact tactile, peu de temps passé au sol et sur le ventre, trop de temps dans un transat ou cosy…, utilisation du youpala, reflux obligeant à placer le bébé sur plan incliné, sous ou surstimulation, pathologies, etc…
  • Plus tard, même si le réflexe s’est correctement intégré, il peut ressurgir dans certaines situations de stress important : choc émotionnel, accident.

Les signes de réflexes archaïques non intégrés :

Sur le plan émotionnel

Peut être indifférent à ce qui se passe autour de lui, déconnecté de ses émotions et/ou de ses sensations, a besoin de contrôler les autres et son environnement, difficulté à entrer en relation et communication, accepte mal les critiques

Manque de motivation, mauvaise estime de soi, enfants « distrait », « peureux », « émotifs », « stressé », « irritable », « hypersensible », « réservé », « excité », « avec des tics » …

Difficulté à s’adapter à de nouvelles situations, à aller de l’avant, peur de l’inconnu, ne supporte pas l’imprévu.

Sujet aux cauchemars, insomnies et aux terreurs nocturnes, angoisse de séparation.

Besoin de rituels.

Difficultés à faire des choix.

Difficultés à accéder à ses pensées, manque de détermination, de maîtrise de soi, à se protéger, à lâcher prise…

Sur le plan moteur 

L’enfant a rencontré des difficultés pour passer de la position ventrale à la position dorsale, ou à ramper, se déplacer à 4 pattes, marcher, parler dans ses premières années de vie.

Difficultés de coordination et d’équilibre, problèmes posturaux, Difficultés de coordination et d’équilibre, problèmes posturaux :

  • Difficulté à attraper une balle, à nouer ses lacets, à boutonner ses vêtements, difficultés à tenir son stylo, utiliser ses couverts, évite les activités physiques, maladresse …
  • Marche sur la pointe des pieds, ou frappe les talons lorsqu’il marche, ses semelles sont inégalement usées, se cogne ou trébuche souvent…
  • A rencontré des difficultés pour apprendre ou faire du vélo.
  • Dos voûté, s’affale sur sa table, enroule ses jambes autour des pieds de chaise, se couche sur son bras, tient sa tête en faisant ses devoirs, aime se balancer sur une chaise, n’aime pas nager sur le dos…
  • Difficulté à reconnaître sa droite de sa gauche.
  • Fait toujours pipi au lit après 5 ans…

Sur le plan cognitif et l’apprentissage

N’aime pas lire et rencontre des difficultés à lire, saute des mots, difficulté pour apprendre à lire l’heure sur une horloge à aiguilles…

N’aime pas écrire, fait des ratures ou à une écriture irrégulière, fait des fautes de copie au passage du tableau à son cahier, doigts crispés, poignet douloureux…

Difficultés en calcul (additions, soustractions, multiplications, divisions), en orthographe (n’imprime pas l’orthographe des mots) …

Retard langagier, difficultés pour s’exprimer.

Déficit d’attention, de concentration, de mémorisation et de compréhension, à un faible sens de l’organisation.

Agitation, hyperactivité…

Sur le plan sensoriel : l’hypersensibilité

Tous les enfants hypersensibles sont restés plus ou moins à leur sensibilité de naissance par un ou plusieurs canaux sensoriels.

L’hypersensibilité est en lien avec le réflexe de Moro (réflexe de défense de survie pour garder la vie) lorsqu’il reste présent au-delà de l’âge de 6 mois. Il entraine une hypersensibilité dans de nombreuses régions du corps de l’enfant.

Le corps reste en mode « survie » permanent impliquant une hypervigilance et une distraction dans les tâches quotidiennes comme les apprentissages. 

Dès qu’un stimulus fort, soudain, inattendu, arrive à un de ses sens du bébé, par exemple un gros bruit, une ombre qui passe, ou s’il est pris brusquement, cela signifie pour le bébé « je suis en danger » et pour se défendre son corps active la réaction du réflexe de Moro.

Le bébé prend une inspiration bloque et pleure pour alerter l’entourage. La tête se met en arrière, il y a une ouverture des bras et jambes.

Si le réflexe de Moro ne s’intègre pas, il y a de multiples conséquences sensorielles qui sont vécus comme une agression en quasi-permanence pour l’enfant :

  • Tactile : ses mains sont attirées par ce que l’enfant trouve sur son bureau, n’aime pas être touché, ne supporte pas les étiquettes de ses vêtements…
  • Visuel : la lumière, une mouche qui vole, un enfant qui bouge en classe…
  • Auditif : au bruit ou à certains sons soudains et forts, une difficulté à s’abstraire d’un fond sonore par exemple, a du mal à se concentrer sur la voix du maître lorsqu’il y a du bruit dans le couloir.
  • Système vestibulaire : un mal des transports ou un équilibre instable.

Ces surcharges activent l’émotionnel et le stress, l’enfant vit ses émotions de façon plus intense. Certains enfants ont besoin de les décharger ainsi que leurs tensions. Cela peut se traduire par un retrait (ex : l’enfant part dans ses rêves) ou par de l’agitation, des crises ou encore des blocages sans relation avec l’événement, parfois associés par les adultes à des caprices.

Dans les cas de troubles de l’attention et de la concentration, on pense que l’enfant n’est pas attentif.

En fait c’est le contraire. Il est la plupart du temps hypersensible. Il est trop attentif à trop de choses en même temps.

Il est perturbé par un flot d’informations sensorielles, auditives, visuelles, tactiles qu’il n’arrive pas à gérer.

Son cerveau est en surcharge et il n’arrive pas à rester fixé sur l’essentiel.

Il est donc important d’identifier les difficultés le plus tôt possible et d’intervenir pour améliorer la situation à travers la rééducation des réflexes.

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